J’ai 65 ans et suis à la retraite depuis 5 ans. Habitant une petite ville de province, j’ai une petite maison et un petit jardin. J’ai élevé avec bonheur deux enfants, deux filles, qui m’ont donné trois beaux petits-enfants plein de promesses. J’ai cherché à leur transmettre des valeurs afin de leur permettre d’évoluer pour le mieux en tant qu’adulte.
J’ai travaillé plus de 40 ans dans une entreprise de haute technologie française au sein de laquelle j’ai pu participer au développement de l’aéronautique française d’aujourd’hui, progresser socialement et personnellement.
Engagé très tôt dans le mouvement sportif, je suis devenu éducateur sportif et me suis occupé de jeunes. Moi-même sportif, je pratique encore pour m’entretenir physiquement. J’aime lire et comprendre le pourquoi en toute chose. Engagé depuis 50 ans dans le monde associatif, la plupart du temps bénévolement, j’ai donné de mon temps, de mon énergie pour être acteur et non pas uniquement consommateur dans notre société.
Je suis ainsi ce que l’on peut appeler un retraité actif, satisfait du chemin parcouru, méritant d’être considéré pour ce qu’il a été et ce qu’il est maintenant. Un retraité socialement responsable, citoyen qui a voté régulièrement, participé honnêtement à la vie de la nation et qui refuse d’être méprisé, injustement considéré comme un boulet, à la charge de la société.
Avec ma compagne, nous cherchons à vivre intensément les bons moments qui se présentent encore à nous. Au sein d’une famille éclatée, les accidents de la vie ne nous ont pas épargnés, divorces, décès, maladies. Nous en payons les conséquences aujourd’hui encore mais l’assumons autant que faire se peut. A deux, nous pouvons vivre correctement aujourd’hui, mais de moins en moins bien car le fardeau d’un état malade, injuste et monstrueux devient de plus en plus pesant pour nous, nos enfants et petits-enfants.
J’ai toujours aimé lire, écrire, savoir et comprendre. Grâce à ces dispositions, j’ai pu construire ma vie et donner un sens à mes actes.
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J’aime lire et comprendre le pourquoi en toute chose. Engagé depuis 50 ans dans le monde associatif, la plupart du temps bénévolement, j’ai donné de mon temps, de mon énergie pour être acteur et non pas uniquement consommateur dans notre société. Je suis devenu éducateur sportif et me suis occupé de jeunes. Moi-même sportif, je pratique encore pour m’entretenir physiquement.
A 70 ans, je souhaite voir se lever les graines semées tout au long de mon existence. Âge auquel j’ai, je pense, encore toute ma tête ; mes capacités physiques sont déclinantes mais le mental reste bon et fort. Toute ma vie j’ai voulu comprendre, comprendre le pourquoi, moi et l’autre. J’ai souhaité laisser une trace en étant libre de mes choix, en assumant leurs conséquences, j’ai toujours pensé qu’il fallait transmettre, donner un sens, être utile…
Je suis ainsi ce que l’on peut appeler un retraité actif, satisfait du chemin parcouru, méritant d’être considéré pour ce qu’il a été et ce qu’il est maintenant. Réussir sa vie, c’est d’aimer et être aimé, ainsi que, après avoir recherché et développé ce qu’il y a de meilleur en nous, d’avoir pu le transmettre à autrui.
Il restera de toi ce que tu as donné. Au lieu de le garder dans des coffres rouillés. Il restera de toi, de ton jardin secret, une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée, qu’un jour, peut-être, en d’autres fleurira…
J’aime le matin, la naissance d’une nouvelle journée, un nouveau cycle de vie. Le mental n’étant pas encore trop occupé, c’est le moment idéal pour s’approprier la musique du monde. Chaque matin est un retour à la source de ce que je suis, une nouvelle impulsion de la force qui m’emmène vers l’avant, celle qui lutte contre les forces qui me tirent en arrière ou qui le freinent. Je pars à la recherche à la recherche d’un équilibre intérieur nécessaire pour vivre.
Chaque matin du monde est un renouveau, un nouveau départ vers une nouvelle aventure, un nouveau défi, une quête d’immortalité sans fin. Une journée de pèlerin est une métaphore de la vie. Je pars en mettant ma journée dans les pas de la Providence, ce hasard qui n’en est peut-être pas un.
