Pour aller vers Compostelle, on peut partir du pas de sa porte ! C’était le cas au Moyen-Âge, c’est toujours vrai aujourd’hui pour la plupart des pèlerins. Mais la majorité, pour des raisons pratiques ou des raisons de temps, partent d’un lieu de ralliement, point de départ de routes balisées où les hébergements sont plus nombreux et adaptés aux étapes des pèlerins.
En France, depuis chez soi, on peut rallier quatre principaux chemins :
– la via Podiensis (ou chemin du Puy, à partir du Puy-en-Velay), la plus fréquentée et très empruntée par les pèlerins de l’Europe de l’est ;
– la via Turonensis (ou voie de Tours) qui part de Paris en passant par Tours et Bordeaux ; elle rassemble les pèlerins de la façade atlantique et de l’Europe du nord ;
– la via Lemovicensis (ou voie de Vézelay) qui part de Vézelay en passant par Limoges est empruntée par les pèlerins du nord-est ;
– la via Tolosana (ou voie d’Arles) est empruntée par les Français du midi et les Italiens.
Les trois premières voies citées fusionnent dans le Pays basque à Ostabat, près de St-Jean-Pied-de-Port, tandis que la via Tolosana atteint les Pyrénées au col du Somport et se poursuit par le Camino aragonés jusqu’à Puente la Reina.
Les chemins sont divers aussi en Espagne :
– le Camino francés (chemin venant de St-Jean-Pied-de-Port par le col de Roncevaux), « voie royale » vers Santiago et de loin le chemin le plus fréquenté ;
– le camino del Norte, beau chemin, plus « physique » qui longe la côte atlantique au nord de l’Espagne ;
– la via de la Plata au départ de Séville au sud de la péninsule ibérique ;
– le camino del Levante d’est en ouest depuis Valence en passant par la Castille.
Enfin, il faut mentionner le chemin qui traverse le Portugal du sud au nord depuis Lisbonne, en passant par Fatima, Coimbra et Porto : la via Lusitana (ou chemin central portugais) . A partir de Porto nous pouvons continuer vers Tuy ou prendre le caminho da costa (ou chemin côtier) par Vila do Condé et Vigo.
