Le pèlerinage vers Compostelle tombe dans l’oubli…
Aux XIVe et XVe siècles, apogée du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, on comptait un très grand nombre de marcheurs en route vers l’ouest et tout autant sur le chemin du retour. Arrivent ensuite les guerres de Religion, le siècle des Lumières et la Révolution française, périodes pendant lesquelles on se soucie bien moins de cheminer vers Compostelle. Le tombeau supposé de saint Jacques tombe alors dans l’oubli. Là où au Moyen-Âge passait une foule de pèlerins, on ne dénombre plus que quelques dizaines de voyageurs par an…
…avant de renaître à une date récente
Le pèlerinage est pourtant remis au goût du jour en 1938, grâce à la traduction française du livre V du Codex Calixtinus, intitulée Le Guide du pèlerin. Le goût de la marche au long cours réapparaît, conjuguée à une quête spirituelle, et les récits de voyage se multiplient dans les années 1980. Depuis les années 1990, un grand nombre de marcheurs découvre les chemins vers Compostelle. Le balisage et les hébergements s’organisent le long des divers itinéraires.
